Virtuelle Arcachon

A chaque nouvelle technologie, c’est la même chose : certaines personnes prétendent que ce n’est là qu’une passade. La réalité virtuelle, par exemple, connaît nombre de détracteurs. Mais clairement, pour le coup, je ne suis pas du tout d’accord avec eux. Tout récemment, un incentive à Arcachon m’a en effet permis de goûter à cette réalité alternative. Et si une chose est ressortie clairement de cette soirée, c’est qu’elle est à mon avis destinée à rencontrer un immense succès. En effet, lorsqu’on a goûté à l’immersion qu’offrent les casques de réalité virtuelle, l’écran plat paraît soudain bien obsolète. Cela revient un peu à échanger un Iphone contre un téléphone à cornet, d’une certaine manière : entre le casque qui procure une promenade ultra-immersive, et les téléviseurs classiques où l’image se limite à un cadre, il n’y pas vraiment pas photo. Et puis, il est essentiel de rappeler que la VR débute à peine, pour les plus sceptiques. Or, elle permet déjà une expérience incroyablement excitante (quoique trop brève et limitée, pour le moment). Je suis impatient de voir ce qu’elle va donner dans deux-trois ans, quand tout le monde l’utilisera. D’autant cette réalité ne se contentera probablement pas de subjuguer le domaine vidéoludique : je suis convaincu qu’elle sera employée au quotidien. Certaines personnes diront que je prends mes rêves pour des réalités, et vous expliqueront que le public boycottera une technologie visant à se couper du monde physique. Je présume que ces incorrigibles sceptiques ne pensaient pas que les citoyens joueraient un jour à Clash of clans sur leur téléphone… Je mettrais ma main à couper que la VR va crever le plafond dans les prochaines années, et nous ferions mieux de nous y mettre dès maintenant. Car de la même façon que le smartphone, elle va sans doute bouleverser nos comportements à jamais. Il y aura un avant et un après. Soit dit en passant, cet incentive à Arcachon m’a beaucoup amusé : j’ai trouvé la soirée compétition vraiment très bien. Voilà l’agence qui l’a programmé, si vous souhaitez monter un événement similaire.

Les plages de Dubai surveillées par des robots

L’administration de l’émirat de Dubaï a mis au point un modèle de robot-sauveteur. La municipalité de Dubaï a présenté un prototype de robot-sauveteur qui aura pour fonction d’assurer la sécurité sur les plages de l’émirat, indique The National. ??Le robot, en forme de bateau de 125 centimètres et radioguidé, est capable d’atteindre une vitesse de 35 kilomètres par heure. Doté d’une pompe électrique, le dispositif peut parcourir une distance de 130 kilomètres. ??Selon une source au sein de la municipalité de Dubaï, une personne qui se noie pourrait s’accrocher à cette petite embarcation pour revenir à terre. L’appareil pèse 11 kilogrammes et fonctionne sur batterie. Il est capable de résister à des vagues violentes et de “transporter” cinq personnes à la fois.Lorsque sa batterie est entièrement chargée, il peut fonctionner de 45 à 90 minutes et effectuer environ 30 opérations de sauvetage. Ce type de robots est notamment utilisé en Grèce, où des milliers de migrants venant en Europe en bateau courent constamment le risquent de se noyer.

La Russie moins dépendante du pétrole

62% des recettes budgétaires de la Russie ne sont pas liées à la vente de pétrole et de gaz. © FLICKR/ ANTTI-JUSSI KOVALAINEN Ce qui rapporte à Moscou plus que les armes Les recettes budgétaires de la Russie se sont élevées à près de 6.000 milliards de roubles au cours du premier semestre 2016. Seul un tiers de cette somme est représenté par le montant de la vente de pétrole et de gaz. Ce sont les impôts sur le revenu qui ont généré plus de la moitié de toutes les recettes, a déclaré mercredi le Service fédéral des impôts (FTS). “Les recettes fiscales au budget consolidé russe, compte non tenu de l’impôt sur l’exploration minière, s’élèvent à 5,6 milliards de roubles, ce qui est supérieur de 5% par rapport à la même période l’an dernier, et les recettes fiscales au budget fédéral s’élèvent à 2 milliards de roubles, soit une augmentation de 4%”, rapporte l’agence. “La majeure partie des revenus — 62% — n’est pas représentée par la vente de pétrole et de gaz. L’économie russe dans son ensemble dépend moins qu’avant des prix mondiaux des combustibles et des matières premières”, a déclaré lundi le premier ministre russe Dmitri Medvedev. En janvier-juin 2016, le Service fédéral des impôts a remarqué une croissance des revenus de tous les principaux impôts: les recettes provenant de l’impôt sur le revenu ont augmenté de plus de 8%; l’augmentation des accises s’élevait à 24%; la réception de l’impôt sur les bénéfices des sociétés a augmenté de 5%; les recettes de la TVA, de 3%; et les recettes de l’impôt foncier, de 1%. En outre, selon les pronostics du ministère russe des Finances, la dépendance pétrolière de la Russie en 2017 a toutes les chances de diminuer encore et de constituer 37% des recettes budgétaires par rapport au 38% de l’année en cours.

Comment j’ai piloté un avion

Cela faisait un moment que j’avais envie de m’initier au pilotage d’avion. Et il y a quelques jours, mon emploi du temps et la météo ont enfin trouvé un arrangement. C’est comme ça que samedi dernier, j’ai tenté mon premier stage de pilotage d’avion. Je me suis lancé à Montpellier, et pour faire court : c’était tout simplement mémorable. Même si le stage durait une heure, il n’y a eu qu’un peu plus d’un quart d’heure de vol : le reste de l’heure était en effet affecté à la partie initiation. Cela semble faible, mais pour tout dire, ça me semble optimal pour un premier vol. Parce que ce n’est pas de tout repos, non plus ! Il y a évidemment la tension au moment de décoller. Sur la route de l’aéroclub, j’étais détendu. Mais dès lors que je me suis retrouvé en bout de piste, attendant que la tour de contrôle me donne le feu vert, je vous promets que j’avais le trouillomètre à zéro ! Après ça, il y a également l’angoisse de l’atterrissage. Entre les deux, c’est assez doux. Le biplace est ultra léger, et de ce fait il est brinquebalé sous l’effet du vent, mais il est aussi particulièrement réactif, ce qui permet de maintenir le cap sans problème. En revanche, lorsque vous devez atterrir, vous vous mettez à prier ! Vingt petites minutes, cela peut donc sembler bref, mais pour moi, c’est juste ce qu’il faut (pour un premier vol, je veux dire). En tout cas, même si ce n’est pas particulièrement reposant, je vous prescris sans hésiter cette initiation. Découvrir Montpellier depuis le ciel donne lieu à un spectacle grandiose. Enfin j’imagine, parce que je ne me suis pas vraiment attardé sur la perspective : j’étais bien trop concentré sur le pilotage, à vraidire ! Si vous croyez que c’est compliqué, rassurez-vous : c’est vraiment à la portée de tous. D’ailleurs, on peut se former au pilotage avant d’avoir atteint la majorité ! Le moment le plus délicat reste bien entendu l’atterrissage. Mais à vrai dire, l’instructeur possède des doubles commandes pour rattraper le coup, alors c’est plutôt sécurisé, en fait. Voilà le prestataire auquel j’ai fait appel pour ce stage de pilotage avion à Montpellier, pour ceux que ça intéresse…

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Le marché noir des diplômes en Russie

Ce ne sont pas des armes ou du pétrole mais des thèses de doctorat et des diplômes qui circulent sous le manteau. Tout médecin, avocat et politicien russe qui se respecte veut avoir le sien. Fin 2015, les journaux russes ont révélé ce qui, quasiment n’importe où ailleurs, aurait été considéré comme une stupéfiante nouvelle: le président de la Douma, le plus grand corps parlementaire du pays, serait un plagiaire. Sergueï Narychkine, ancien directeur de l’administration du président de Russie sous Vladimir Poutine et membre éminent de son parti Russie unie, a été accusé d’avoir obtenu l’équivalent russe d’un doctorat sur la foi d’une thèse dans laquelle plus de la moitié des pages contiennent des textes provenant d’autres sources. Ironie jouissive, l’un des auteurs non crédités dans la thèse de Narychkine –un volume de 196 pages intitulé Les investissements étrangers en Russie comme facteur de développement économique– est un économiste et indécrottable libéral appelé Vladislav Inozemtsev. «Il est assez amusant de constater qu’un membre éminent de Russie Unie a décidé de se servir de mon article, a commenté Inozemtsev à l’époque. Il semblerait qu’il l’ait jugé de bonne qualité.» Bien sûr, personne ne pense vraiment que Narychkine a lu l’article d’Inozemtsev ou qu’il est coupable de l’avoir copié lui-même. Il est plutôt soupçonné d’avoir payé un nègre pour écrire une thèse à sa place, puis d’avoir soudoyé des responsables de l’université pour attester de sa validité. Narychkine n’a même probablement jamais lu la thèse qui lui a valu son diplôme. Aux États-Unis, la révélation qu’un haut fonctionnaire de la stature de Narychkine est un plagiaire déclencherait probablement un scandale terrible (un peu comme si l’on découvrait que Paul Ryan a écrit un article économique où il aurait tranquillement copié de longs passages de Paul Krugman.) Le sort de Narychkine n’a pas été si désastreux. Après avoir fait une déclaration tiédasse pour se défendre –«On m’a dit qu’un site internet quelconque aurait publié de soi-disant informations. Mais je fais confiance au jugement de vrais scientifiques»–, il a continué à faire son travail comme si rien d’extraordinaire ne s’était produit. Il faut reconnaître que c’est à peu près ça. Comme le savait sûrement Narychkine lui-même lorsque les accusations contre lui ont été mises au jour, il n’est qu’un Russe nanti et haut placé parmi plus d’un millier dont on a récemment appris qu’ils avaient commis des plagiats dans de grandes parties de leurs thèses. Beaucoup de ces supposés fraudeurs sont des personnalités politiques. Certains sont juges. D’autres sont procureurs, fonctionnaires de police et directeurs d’universités; l’un d’entre eux était un fonctionnaire chargé de la supervision de l’industrie du cirque russe. Rien que ces dernières années, des allégations crédibles ont été formulées au sujet de thèses signées par le ministre de la Culture russe, le gouverneur de Saint-Pétersbourg et le chef de la principale autorité fédérale d’enquête du pays. Rien qu’au mois de mai, des copiés-collés ont été découverts dans les thèses du vice-ministre des Finances de la République russe de Mordovie et d’un conseiller du gouvernement à la Justice, auteur putatif d’une thèse comparant les principes judiciaires en Russie et en Occident. À chaque fois, la fraude supposée a été exposée par des membres d’une organisation bénévole qui s’est donné le nom de «Dissernet» –le fameux «site internet» auquel Naryshkin a fait allusion de façon si dédaigneuse. Lancé début 2013 par une poignée de scientifiques et de journalistes, ce groupe a entrepris d’identifier et de désigner à la vindicte populaire les hauts fonctionnaires, administrateurs universitaires et autres membres de la soi-disant élite russe censés avoir des diplômes de haut niveau qu’ils n’ont en réalité pas acquis honnêtement. À l’aide d’un logiciel qui recherche des passages de texte similaires à des travaux déjà publiés, Dissernet a, à ce jour, identifié environ 5.600 présumés plagiaires et publié des rapports accablants sur environ 1.300 d’entre eux. Dans un article diffusé au début de cette année, Dissernet montre qu’un membre de la Douma russe sur neuf –le parlement dont Narychkine est président– a obtenu son diplôme grâce à des publications contenant de grands passages tirés de travaux écrits par d’autres et qui ont été, selon toute probabilité, achetés à des nègres. Andreï Rostovtsev, physicien cofondateur de Dissernet qui a développé son logiciel de détection de plagiats, m’a expliqué comment le groupe repérait ses proies. «En ce moment nous faisons les docteurs, expose-t-il. La machine travaille en continu, elle choisit les cas louches. Nous voyons dans la bibliothèque d’État qu’environ 100.000 docteurs ont défendu des thèses au cours des quinze dernières années. La machine en choisit une dans cette banque numérisée, l’analyse pour trouver des passages qui se recoupent avec d’autres ouvrages, et si un trop grand nombre correspondent elle nous envoie une alerte. Là, nos bénévoles les examinent à la main. Et ce processus fonctionne vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine.» Il faut se représenter Dissernet comme un réseau diffus d’activistes anonymes, que l’un des dirigeants du groupe décrit dans un article publié en avril comme motivés par l’inquiétude que la science russe «soit devenue un vivier de vices humains vils et honteux –la vanité, l’hypocrisie et la volonté d’atteindre le succès professionnel au moyen de méthodes malhonnêtes». Rostovtsev estime que plusieurs dizaines de personnes dans le monde contribuent régulièrement à cet effort, tandis que lui et quelques autres membres du noyau dur servent d’interface publique. La structure informelle de l’organisation –elle n’a pas de quartier général physique ni de compte bancaire central– est essentielle à sa survie. Sergueï Parkhomenko, éminent journaliste progressif qui a rejoint Dissernet après avoir beaucoup écrit sur ses premières révélations, expliquait en avril que, «quand il n’y a pas de tête, il n’y a rien à arracher». Ce qui n’empêche pas que les leaders du groupe ont occasionnellement dû faire face à des accès d’hostilité de la part des individus puissants visés par Dissernet. Un de ses fondateurs a été accusé d’évasion fiscale au début de l’année et, à la mi-mai, Parkhomenko a été convoqué pour être interrogé par des enquêteurs du ministère de l’Intérieur russe. Certains vols intellectuels identifiés par Dissernet sont d’une effronterie et d’une absurdité comiques. Le député de la Douma Igor Igochine aurait obtenu son diplôme d’économie en transformant le mémoire de quelqu’un d’autre, qui traitait de l’industrie du chocolat russe, en une thèse sur la viande; dans l’ouvrage chaque occurrence du mot «chocolat» a été remplacée par «bœuf», «chocolat noir» par «bœuf russe» et «chocolat blanc» par «bœuf importé.» Tous les chiffres, les graphiques et les analyses ont été conservés sous leur forme d’origine. En avril 2014, Dissernet a révélé qu’un oncologue nommé Iouri Tsarapkine avait rendu un article médical sur le cancer du sein qui était une adaptation –avec les données d’origine et tout le reste– de l’article de quelqu’un d’autre sur le cancer de l’estomac. Ce dernier ouvrage, présenté comme une étude sur des sujets humains, s’est avéré avoir été également copié sur une autre source: une étude du cancer chez les chiens et les rats. Si la fraude universitaire existe dans le monde entier, l’omniprésence de la triche en Russie n’a d’équivalent nulle par ailleurs, tout comme le degré de tolérance du phénomène. Comme le souligne l’historien du MIT Loren Graham, même Vladimir Poutine a été accusé, dans le cadre d’une enquête menée en 2006 par la Brookings Institution, d’avoir copié certains passages de sa thèse de doctorat d’économie. Ce qui n’a pas eu de grand impact sur la carrière du président russe. «Le fait que cela n’ait pas eu de répercussion, est-ce que ça ne vous donne pas une indication sur ce qu’il se passe? demande Graham, spécialisé en histoire de la science russe. Si Poutine peut s’en tirer sans problème, pour les autres, c’est la permission d’en faire autant.» L’échelle du problème de plagiat en Russie est difficile à quantifier mais, en se basant sur les données obtenues jusqu’à présent, Dissernet estime qu’on retrouve des emprunts non crédités dans environ 4% de tous les mémoires et des thèses soutenus dans le pays. Ce qui n’inclut pas les ouvrages écrits par des nègres mais sans plagiat: selon Ararat Osipian, qui a écrit une thèse de doctorat sur la corruption universitaire à la Vanderbilt University et effectue désormais du travail de terrain sur le sujet en Ukraine, entre 20 et 30% de toutes les thèses réalisées dans des universités russes depuis la chute de l’Union soviétique ont été achetées au marché noir. Ce marché est alimenté par l’aspiration de l’élite russe, d’une étonnante intensité, à afficher des marqueurs de statut universitaire. Selon Parkhomenko, les fonctionnaires, législateurs, médecins et hommes d’affaires russes considèrent les diplômes du supérieur comme faisant partie intégrante du même «package de succès» que les bijoux de prix, les voitures de luxe et les maisons gigantesques. «Quand une personne a réussi cela –quand elle a réussi à obtenir ce titre–, c’est censé signifier qu’elle est capable de faire quelque chose dans sa vie, explique Parkhomenko. Ça veut dire qu’elle mérite le respect.» Andreï Zaïakine, autre cofondateur de Dissernet, le résume ainsi: «Un Donald Trump aurait sûrement une thèse à son actif –peut-être même deux ou trois.»

L’Allemagne dirige l’Europe

Alors que François Hollande veut voir le Brexit comme une opportunité pour relancer l’Europe, Angela Merkel semble s’opposer à une telle vision en indiquant que plus d’Europe serait faire le jeu des eurosceptiques. Dans le même temps, le Sunday Times révélait qu’un ministre allemand, anonyme, indiquait qu’Angela Merkel chercherait à obtenir la démission de Jean Claude Juncker. Selon ces derniers signes, peut-on en déduire que le “lead” allemand s’impose de plus en plus à l’Europe, et ce, avec de moins en moins de “discrétion” ? Oui, cela fait six ans que l’Allemagne s’impose de plus en plus clairement sur la scène européenne. A chaque nouvelle crise, un palier est franchi, le dernier étant le Brexit. Mais ce qu’il est intéressant de comprendre, c’est ce que l’Allemagne souhaite faire de ce pouvoir acquis au fil des ans. Se pose aujourd’hui la question de la réponse à apporter à la sortie du Royaume-Uni de l’Europe. Clairement, deux positions s’opposent côté européen, positions que l’on retrouve aussi en Allemagne. Celle tout d’abord d’une intégration plus forte des pays membres de l’Europe, et notamment ceux de la zone euro. Il est par exemple envisagé de créer un premier cercle d’intégration, très poussé, qui serait le pendant des règles budgétaires actuelles. C’est une position portée notamment par la France et l’Italie, mais aussi les sociaux-démocrates allemands puisqu’elle avait été appuyée par Jean-Marc Ayrault et Franck-Walter Steinmeier le dimanche qui a suivi le Brexit. Cette proposition, qui a été discutée pendant le sommet du 28 et 29 juin, est la première proposition. La deuxième est celle de Wolfgang Schaüble, chantre de l’ordo-libéralisme, qui souhaite utiliser le Brexit pour renforcer le contrôle budgétaire au niveau central et ne rien faire d’autre. Il souhaite une réforme de la zone euro en renforçant la “stabilité” financière, notamment via un contrôle automatique : qu’un pays sorte des règles et il serait immédiatement sanctionné. Une vision logique du point de vue de l’ordo-libéralisme allemand, mais aussi un économisme très juridique. Entre les deux visions, il y a Angela Merkel qui envoie des messages par rumeurs de presse, dont celle contre Jean-Claude Juncker. Et le démenti qu’elle a prononcé lundi 4 juillet au soir signifie qu’elle est davantage du côté de Wolfgang Schaüble, ou du moins qu’elle l’utilise pour envoyer un message aux pays du Sud : “si vous allez trop loin dans vos propositions d’intégration, j’aurais une contre-proposition. Le mieux serait donc d’aménager l’existant”. Ce qui correspond à sauver le statu quo, et ne rien faire. Il faut bien comprendre que Mme Merkel considère aujourd’hui que la structure de l’Europe est optimale, qu’il n’y a pas de besoin de la réformer ou de l’améliorer, qu’il suffit juste de l’adapter au moment, c’est-à-dire à la sortie du Royaume-Uni. Ce statu quo est d’ailleurs la position qu’elle défend depuis plusieurs années, on l’avait vu à l’occasion de la crise grecque alors que les sociaux-démocrates allemands, François Hollande et Matteo Renzi poussaient pour une plus grande intégration de la zone euro, et donc plus de solidarité. Proposition qui est devenue une ligne rouge dans les négociations. Dès le lendemain du Brexit, la CDU a d’ailleurs refusé toute avancée dans ce sens. Tout ceux qui pensent donc que le Brexit sera l’occasion d’aller vers plus de fédéralisme se trompent car l’Allemagne n’est pas du tout prête à aller dans ce sens. On peut en tout cas dire que la diffusion de ce genre de rumeurs autour de la stratégie allemande au lendemain du Brexit traduit l’importance qu’a prise au fil des années l’exécutif allemand dans le dispositif décisionnel européen. Je reste toutefois très dubitatif face à cette source anonyme du Sunday Times. En effet, Angela Merkel n’a pas fait obstacle à la candidature de Juncker à la tête de la Commission européenne, loin de là, et surtout, même si Angela Merkel et Jean-Claude Juncker peuvent avoir des divergences de stratégie, je vois mal Merkel ouvrir de sa propre volonté une crise de succession à la tête de la Commission. Cela serait assez incohérent avec sa bien visible volonté de temporiser, de laisser du temps au temps, de voir comment les choses vont évoluer outre-Manche.

Croatie: un choix

Mon épouse et moi n’aimons rien tant que jouer les globe-trotters. Le mois dernier encore, nous avons exploré Split en Croatie à l’occasion d’un voyage de groupe. Et ce voyage nous a, comme vous pouvez vous en douter, réjouis. En dépit de cela, lorsque nous en avons parlé à notre entourage, certains ont semblé désapprouver. A entendre leur réactions, nous nous étions déjà offerts un voyage quelques mois plus tôt, et ils jugeaient que notre amour à l’égard des voyages était symptomatique d’une forme de fuite. Leur réaction ne m’a pas surpris, mais j’avoue avoir du mal à comprendre le raisonnement. J’imagine que les pantouflards resteront toujours incompréhensibles, à nos yeux. Les amis en question sont trop attachés à leurs racines pour voyager. Ils voyagent une seule fois par an, et c’est seulement pour se rendre au camping où ils connaissent tout le monde. Et ça ne les trouble absolument pas. A leurs yeux, le train-train fait leur bonheur. Des goûts et des couleurs, comme on dit. Mais lorsqu’on songe aux mille et une merveilles du monde, je ne vois pas comment on peut faire le choix de rester à la maison. Je ne dis pas que chacun devrait se transformer en voyageur déchaîné, mais lorsqu’on a la possibilité de contempler Machu Pichu, la place Djemaa-el-Fna ou bien la Cordillère des Andes, on peut se demander pour quelle raison certains font le choix de ne s’ouvrir à aucune de ces possibilités. Pour tout dire, ça n’a rien à voir avec l’argent. Ces amis ont de bons salaires. Ils préfèrent simplement l’investir dans une télé haute résolution. Je pense que c’est dû en fait à une simple question de priorité. Mon téléviseur semble sortir tout droit d’une brocante, et mon téléphone n’a pas internet. Ceci dit, j’ai arpenté le bush australien, et apprécié pas mal d’autres trésors inconcevables au cours de nos différents périples. Ce voyage en fait clairement partie. Et si cette destination ne fait pas partie de vos trophées de voyages, il est temps de rattraper votre retard. Voilà le site où nous avons déniché notre voyage. L’aventure vous appelle ! Suivez le lien pour le contact de ce l’agence de ce voyage en Croatie.

L’influence de l’Arabie

Une campagne d’image bien rodée a été lancée par Riyad contre l’Iran, estime un diplomate iranien. Les Emirats arabes unis, qui ont réduit les liens diplomatiques avec l’Iran, et Bahreïn, qui les a rompus, sont de fait des territoires faisant partie de l’Arabie saoudite, a déclaré lundi à Sputnik Seyed Hadi Afghahi, politologue et diplomate, ancien employé de l’ambassade d’Iran au Liban. “Ces Etats ne jouissent d’aucune souveraineté ni de droit de vote dans l’instauration d’une politique internationale indépendante. Leur décision (de réduire ou rompre les relatons diplomatiques avec Téhéran, ndlr) n’a surpris personne dans l’administration iranienne. La vitesse de l’apparition des déclarations de Manama et d’Abou Dhabi et de leur propagation dans les médias occidentaux est remarquable”, a déclaré le spécialiste. Selon lui, il s’agit sans aucun doute d’une campagne d’image et d’information bien méditée lancée par l’Arabie saoudite contre l’Iran et qui s’est intensifiée ces derniers jours. Riyad a rompu dimanche les relations diplomatiques avec Téhéran à la suite des attaques contre ses missions diplomatiques à Téhéran et Machhad, incendiées samedi soir. La crise a éclaté samedi entre l’Arabie saoudite et l’Iran chiite suite à l’exécution du chef religieux chiite Nimr Al-Nimr ainsi que 46 autres personnes condamnées pour “terrorisme” par le royaume saoudien. Bahreïn, tout comme le Soudan, a suivi lundi l’exemple de l’Arabie saoudite et rompu lundi ses relations diplomatiques avec l’Iran. Abou Dhabi, quant à lui, s’est limité à rappeler lundi son ambassadeur de Téhéran et à “réduire le nombre de diplomates iraniens” dans le pays.

Donc Trump passe à la télé

Le républicain Donald Trump, candidat à la présidentielle américaine, a rendu publique lundi sa première publicité télévisée de campagne, qui reprend deux de ses propositions les plus controversées sur les musulmans et sur l’immigration clandestine. Dans ce court message publicitaire de 30 secondes, une voix masculine rappelle que Donald Trump, en tête des sondages pour les primaires républicaines, veut «temporairement interdire l’entrée des musulmans aux États-Unis», alors qu’apparaît la photo du couple auteur de l’attentat islamiste de San Bernardino en Californie le mois dernier (14 morts). «Il coupera rapidement la tête de l’État islamique et prendra leur pétrole», affirme ensuite la voix hors champ. Donald Trump «arrêtera l’immigration clandestine en construisant un mur le long de la frontière sud (avec le Mexique), qui sera payé par le Mexique», poursuit-elle. La publicité se termine avec le milliardaire en campagne, martelant son slogan sous les vivats: «Nous rendrons sa grandeur à l’Amérique». Cette publicité télévisée sera diffusée à partir de mardi dans l’Iowa et le New Hampshire, les deux premiers États à voter début février, dans le processus de désignation des candidats républicain et démocrate pour l’élection présidentielle de novembre. Trump, qui finance lui-même sa campagne présidentielle, s’était contenté jusqu’à présent de publicités à la radio dans les trois premiers États appelés à voter. Il entend dépenser au moins deux millions de dollars par semaine pour ces publicités télévisées, selon un communiqué. «Je suis à 35 millions de dollars en dessous du budget. C’est nous qui avons dépensé le moins d’argent et nous avons les meilleurs résultats, et c’est le genre de réflexion dont le pays a besoin», explique M. Trump dans ce communiqué, se disant «très fier de cette publicité. Je ne sais pas si j’en ai besoin, mais je ne veux prendre aucun risque, car si je gagne, nous rendrons sa grandeur à l’Amérique».

Comment enrayer la machine économique quand on est un politique

La France est en pleine Bérézina. Cela dit, ce phénomène n’est pas une exclusivité franco-française : un même déclin est en fait à l’oeuvre dans la plupart des pays occidentaux. A l’occasion d’un meeting à Londres, dernièrement, j’ai eu l’occasion d’en discuter avec certains collègues, et nous sommes tous tombés d’accord sur l’origine du problème : les pouvoirs publics. De nos jours, les pouvoirs publics des pays riches semblent s’être convaincus d’être mieux placés que les électeurs pour savoir comment devait être investi l’argent. C’est pourquoi ils dépensent l’argent public à leur convenance en attestant qu’ils investissent dans les secteurs émergents. Cette flambée permanente (il ne se passe pas un jour sans qu’un politique décide de nouveaux investissements) fait qu’aujourd’hui, pour chaque 100 euros dépensés dans notre pays (mais c’est également vrai chez nos voisins européens), les autorités en dépensent en réalité plus de la moitié. La moitié ! Il n’en a pas toujours été ainsi, pourtant : en 1960, cette proportion ne dépassait pas 30%. Cela donne une idée de la tendance à l’oeuvre de nos jours. Cette effarante croissance des dépenses publiques est selon moi un vibrant témoignage de la suspicion que peuvent avoir les gouvernements envers le citoyen et le libre marché. C’est cette suspicion qui explique que les pouvoirs publics pensent nécessaire de déterminer où doit aller plus de la moitié de toutes les dépenses. Pourtant, force est de constater que cette politique ne fait finalement qu’accroître le marasme économique. En effet, malgré la hausse du pouvoir entre les mains des autorités, notre capacité à construire de la richesse n’a en tout état de cause cessé de s’atrophier. Il est frappant de relever à quel point la progression des dépenses publiques a conduit à un affaiblissement de notre moteur d’innovation. L’explication de ce rapport de cause à effet est somme toute assez simple. Du fait du rôle de plus en plus important qu’ils approprient au sein de l’économie, nos élus abolissent en fait le procédé le plus à même de produire de la croissance : le libre marché. Parler économie avec ses collègues est toujours un challenge, et les discussions ont été quelque peu agitées pendant ce meeting à Londres, mais j’ai beaucoup apprécié l’expérience. D’autant que l’organisation était impressionnante, ce qui nous a permis de nous concentrer sur les échanges. Je vous mets en lien le site de l’agence qui l’a mis en place, si vous projetez d’organiser un événement. Vous aurez d’avantage d’infos en suivant le lien vers l’organisateur de ce séminaire à Londres.

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